MASTER Science politique

Contenus et types d'enseignement

Connaissances scientifiques à acquérir

Formation à dominante de science politique, la mention qui regroupe quatre parcours-types distincts s’est donné pour objectif de fournir aux étudiants les compétences des sciences sociales qui leur sont nécessaires dans leur pratique professionnelle, et, pour la spécialité Sciences sociales du Politique, de former des spécialistes des études et recherche dans ce domaine. Ces objectifs se traduisent notamment par le cycle de conférences de l’UE1 qui offre aux étudiants les outils des sciences sociales pour réfléchir aux enjeux contemporains. On notera enfin que nous avons décidé dès la précédente habilitation d’abandonner la distinction Professionnel/Recherche qui ne correspondait ni à l’esprit ni au contenu concret de la mention.

 

Description générale du contexte

La mention offre des formations sans équivalent ni concurrent direct dans tout le grand Est. Il n’y a aucune autre formation de science politique, notamment pour ce qui est de la formation par et à la recherche, dans la région. Ainis, la mention a pour objectif de permettre à des étudiants provenant de formations et de filières diversifiées d’acquérir les compétences et les prérequis nécessaires à leur intégration dans les différents parcours de la mention Science politique. En effet, seules de rares universités disposent d’un premier cycle de formation en science politique (L3 de science politique de Lyon et de Montpellier par exemple). La mention de Sciences politiques de l’université de Strasbourg a donc pour mission de donner un socle de connaissances dense à des étudiants provenant aussi bien de classes préparatoires, d’histoire, de droit, de sociologie, de philosophie, de langue, de sciences naturelles et médicales ou d’études artistiques. C’était l’absence regrettée notamment par le conseil régional et la direction régionale des affaires culturelles d’Alsace d’une formation dans ce domaine (les plus proches sont à Lille ou Lyon, celle de Dijon ayant disparu) qui avait motivé la création d’un master en administration culturelle. Le constat d’une absence de formation spécifique en Communication institutionnelle et publique a également motivée la création du Parcours CPI. Enfin, les collaborations entre l’IEP et la faculté de médecine a donné naissance au parcours SEP, sans équivalent au niveau national. Le recrutement des étudiants prouve aujourd’hui que ces formations ont trouvé leur place dans le cadre national et au-delà. Aujourd’hui les trois spécialités qui composent la mention ont largement trouvé leur place dans le paysage national, comme en témoigne leur attractivité auprès d’étudiants provenant d’autres régions.
 

Compétences à acquérir

La formation professionnelle et de recherche de la mention de science politique se distingue des formations comparables en apportant à ses étudiants autant des connaissances en sciences sociales et politiques que des compétences susceptibles d’être actualisés dans les métiers variés auxquels la mention ouvre : métiers d’administrateurs et de gestionnaires dans tous les domaines culturels tant dans le secteur public que privé ; métiers de l’analyse socio-politique ; métiers de la communication au sens large (institutionnelles, publiques, politique) ; métiers de la gestion politique dans les secteurs Santé et environnement).Au-delà d’une formation de base pluridisciplinaire en sociologie, sociologie politique, Relations internationales, et Questions européennes, la mention vise, de manière diversifiées selon les parcours, à permettre aux étudiants d’acquérir des savoir faire concrets propres à chaque types de professionnalité : gestion des institutions culturelles ; économie et droit de la presse et des secteurs de la communication ; marketing politique ; familiarisation avec les dispositifs d’action publique dans les différents secteurs professionnels, avec un accent notamment sur les affaires culturelles, la santé, l’environnement ; connaissances pratiques et théoriques pour les métiers académiques. . La particularité toutefois de la formation de la mention est d’articuler, avec des accents différents selon les parcours, les aspects appliqués et les approches scientifique. Le pari de la formation est ainsi de ne pas opposer ce qui tiendrait de la recherche « pure » et ce qui a trait à ce qu’on appelle communément les « études appliquées », mais de fournir une formation à l’analyse et à la réflexion critique indispensable dans les deux cas. Les intervenants du monde socioprofessionnel participent à différentes activités dans le cadre de la mention. Ils interviennent également de manière différenciée, selon la dominante professionnelle ou de recherche des parcours-types.
 

Ouverture internationale

Sur le plan international, il faut noter deux à trois professeurs invités étrangers chaque année qui sont amenés à enseigner dans les différentes filières de la mention. Pour le parcours type SSP, un partenariat avec l’université de Fribourg (Suisse) a donné lieu à une convention signée en 2007 pour l’échange d’enseignants. Le partenariat avec Fribourg consiste en des échanges d’enseignants. Pour le parcours SEP une refonte du collège doctoral franco-allemand CDFA-03-15 dans le domaine des humanités médicales est en préparation.
  • Langue du parcours :Français
  • ECTS :120
  • Volume horaire TPTDCICM
  • Formation initiale
    Formation continue
  • Apprentissage
    Contrat de professionnalisation
  • Stage : durée (en semaines):16

Objectifs du programme

La formation doit permettre aux étudiants d’acquérir des compétences professionnelles complexes et diversifiées. Dans un premier temps, arrivant dans une nouvelle institution publique, culturelle ou associative, ils devront être en mesure d’établir un diagnostic des points forts et des faiblesses de sa communication. Ils devront pouvoir identifier clairement les spécificités de cette communication, son identité, et son originalité. Ils devront être en mesure de gérer le fonctionnement quotidien de la communication de l’institution dont ils auront la charge, l’ensemble des événements et des documents qui en sont le support, mais aussi de proposer des évolutions significatives pour l’orientation ou le positionnement de son l’image. Enfin, ils devront être en mesure de faire face aux urgences et crises de communication mineures ou majeures pouvant survenir : mise en porte à faux de leur institution, rupture de sa façade communicationnelle, accident, allégations publiées dans la presse, etc.

Compétences à acquérir

A l’issu de la formation les étudiants devront maitriser l’ensemble des technique set des méthodes de la communication au sein des institutions publiques, depuis le diagnostic sur les besoins de l’institution, jusqu’à la conception de campagnes, leur budgétisation, leur mise en œuvre et la gestion des imprévus.

Contact

Sophie Doerr

Philippe Juhem

Équipe pédagogique

Francisco Roa Bastos

Virginie Roiron

Philippe Viallon

Helene Michel

  • Langue du parcours :Français
  • ECTS :120
  • Volume horaire TPTDCICM
  • Formation initiale
    Formation continue
  • Apprentissage
    Contrat de professionnalisation

Objectifs du programme

Cette formation professionnelle et de recherche prépare à des métiers d’administrateurs, de gestionnaires, plus généralement de porteur de projet dans tous les domaines culturels, tant dans le secteur public que privé. Elle est particulièrement tournée vers les questions européennes en apportant des connaissances théoriques et pratiques sur l’Europe en matière de financements et de gestion de projets culturels.

Compétences à acquérir

A l’issue de la formation, l’étudiant diplômé est capable d’exercer des activités d’administration et de gestion de projet (droit social, droit des contrats et droit de la propriété intellectuelle, management, gestion budgétaire, suivi de comptabilité, recherche de partenaires publics et privés, suivi de communication), dans tous les domaines culturels tant dans le secteur public que privé (administration publique, association, établissement public ou privé, festivals, etc.). Il/elle possède des connaissances approfondies en sociologie des politiques et des pratiques culturelles ainsi que des savoirs théoriques et pratiques sur l’Europe en matière de financements et de gestion de projets culturels qui lui permettent de réaliser ou superviser les activités citées à tous les échelons du territoire.

Grâce aux enseignements techniques fournis, les étudiants sont capables d’accompagner la conception et la réalisation d’un projet culturel et disposent de compétences professionnelles permettant leur insertion dans les secteurs professionnels de la culture (UE2) en les préparant à différentes situations professionnelles : chargé ou administrateur de production au sein d'une compagnie professionnelle de spectacle vivant, administrateur/trice d’établissement ou de projet culturel ou toute autre situation dans laquelle ils peuvent être amenés, en tant que porteur de projet culturel, à se confronter au montage de projets, aux demandes de financements, à l'établissement de budgets et à diverses procédures administratives et juridiques. Les enseignements théoriques (sociologie, science politique) donnent aux candidats une expertise et une capacité de réflexivité essentielle à leurs pratiques professionnelles

Contact

Marie-Claire Luet

Thierry Baechtel

Jérémy Sinigaglia

Équipe pédagogique

Charles Desservy

Julien Vetter

Cecile Palusinski

Alexandra Debaisieux

Elisa Fourcaudot

Luc Jambois

Christophe Thiebaut

Francis Gelin

Anne Poidevin

Kevin Matz

  • Langue du parcours :Français
  • ECTS :120
  • Volume horaire TPTDCICM
  • Formation initiale
    Formation continue
  • Apprentissage
    Contrat de professionnalisation
  • Stage : durée (en semaines):8

Objectifs du programme

Ce parcours à la fois recherche et professionnel forme aux métiers de l’analyse socio-politique. Il prépare à la poursuite en thèse de doctorat, principalement en science politique et en sociologie. Il fournit également les compétences professionnelles mobilisables directement à l’issue de la formation en matière d’études, de conseil ou d’évaluation dans les domaines de l’action, de l’administration et de la communication publiques.

Compétences à acquérir

  • être capable de concevoir et mettre en œuvre un programme de recherche ;
  • savoir en communiquer les résultats à l’écrit comme à l’oral, en français et en anglais ;
  • maîtriser les outils d’enquête qualitatifs et quantitatifs ;
  • connaître l’environnement et les enjeux professionnels des métiers de l’analyse, dans et hors l’univers académique
  • se situer dans les courants, concepts et méthodes des sciences sociales appliquées au politique

Contact

Vincent Dubois

Marie-Claire Luet

Équipe pédagogique

Jérémy Sinigaglia

Marie Martin De La Salle

Mélanie Meunier

Virginie Roiron

Jean-Philippe Heurtin

Philippe Juhem

Helene Michel

Magdalena Hadjiisky

Sebastien Michon

Victor Lepaux

Florent Pouponneau

Niilo Kauppi

Jay Rowell

Karim Fertikh

Valérie Lozac'H

Etienne Ollion

Conditions d'admission

L’admission en M1 se fait sur dossier de candidature. Une sélection est effectuée au regard des capacités d’accueil (entre 20 et 25 selon les parcours). Parmi les prérequis, au niveau du M1 sont examinés les résultats universitaires, les expériences non scolaires (stages, investissement associatif, etc.), les projet de formation et les orientations de projet professionnel. Les mentions de licence ouvrant au M1 ont un large éventail (Science politique, Droit, Sociologie, Histoire, Philosophie, Economie, Information et Communication, Administration publique, AES, LEA). Quelle que soit la mention, est requise la validation d’enseignements en science politique et/ou histoire contemporaine et/ou sociologie et/ou méthode des sciences sociales ; droit constitutionnel ou histoire politique moderne et contemporaine ; relations internationales et/ou géographie humaine. Signalons également le prérequis d’une langue étrangère et pour les étudiants non-francophones, celui d’un minimum niveau B2 en français. Dans les parcours au niveau M2, au-delà de la formation en IEP ou M1 de science politique, les prérequis sont différenciés : formation initiale en science de l’information et de la communication (CPI) ; une formation universitaire touchant aux sciences humaines et sociales et/ou au droit et à la gestion et/ou aux arts et à la culture ou une expérience dans le domaine de la gestion/administration d’activités culturelles au sens large (PGC) ; formation en science politique et sciences sociales (SSP et SEP)

Pré-requis obligatoires

Master 1 :
Les candidatures à la formation sont ouvertes aux étudiants qui ont obtenu une licence (notamment en droit, science politique, sociologie, histoire, anthropologie, AES, langue...) ou un diplôme reconnu équivalent par le jury d’admission.

Master 2 :
Pour les étudiants inscrits au titre du Master 1 dans une autre mention de Master que la mention Science Politique ainsi que pour les étudiants en provenance d’une autre Université que l’Université de Strasbourg, un contrôle des attendus sera opéré comme suit : Avoir suivi une formation en science politique, sociologie, ou en sciences de l’information et de la communication.

Pré-requis obligatoires

Master 1 :
Les candidatures à la formation sont ouvertes aux étudiants qui ont obtenu une licence (notamment en droit, science politique, sociologie, histoire, anthropologie, AES, langue...) ou un diplôme reconnu équivalent par le jury d’admission.

Master 2 :
Pour les étudiants inscrits au titre du Master 1 dans une autre mention de Master que la mention Science Politique ainsi que pour les étudiants en provenance d’une autre Université que l’Université de Strasbourg, un contrôle des attendus sera opéré comme suit : Compte tenu du caractère pluridisciplinaire et professionnalisant de la formation, il est souhaitable que les candidats soient diplômés d’une formation universitaire touchant aux sciences humaines et sociales et/ou au droit et à la gestion et/ou aux arts et à la culture, et qu’ils et elles puissent justifier d’une expérience dans le domaine de la gestion/administration d’activités culturelles (bénévolat/volontariat, stage ou emploi).

Pré-requis obligatoires

Master 1 :
Les candidatures à la formation sont ouvertes aux étudiants qui ont obtenu une licence (notamment en droit, science politique, sociologie, histoire, anthropologie, AES, langue...) ou un diplôme reconnu équivalent par le jury d’admission.

Master 2 :
Pour les étudiants inscrits au titre du Master 1 dans une autre mention de Master que la mention Science Politique ainsi que pour les étudiants en provenance d’une autre Université que l’Université de Strasbourg, un contrôle des attendus sera opéré comme suit : Avoir suivi une formation en science politique ou sociologie. Avoir une expérience de l’enquête en sciences sociales.

Débouchés

Si les parcours type de M2 Sciences sociales du politique, mais également Santé, Environnement, Politique sont davantage que les autres tournés vers la recherche, les parcours-type Politique et Gestion de la Culture et Communication Politique et institutionnelle intègrent également cette dimension, par des enseignements et par la rédaction de mémoires. Ainsi, le master 2 SSP forme aux métiers de l’analyse socio-politique. Ce master à la fois recherche et professionnel forme aux métiers de l’analyse socio-politique. Il prépare à la poursuite en thèse de doctorat, principalement en science politique et en sociologie. Il fournit également les compétences professionnelles mobilisables directement à l’issue de la formation en matière d’études, de conseil ou d’évaluation dans les domaines de l’action, de l’administration et de la communication publiques. De même, le Master 2 SEP s’adresse particulièrement aux candidats qui se sentent appelés à participer au développement de compétences de recherche en relation aux enjeux, pratiques et représentations de la santé et de l’environnement, à l’organisation sociale qu’ils entraînent, à la structuration de réseaux – de l’éducation à la santé au développement durable –, et à l’équité en santé et en environnement. Il vise ainsi les secteurs professionnels de l’environnement de la santé, du vieillissement, des vulnérabilités sociales, etc. Le parcours PGC prépare aux métiers d’administrateurs et de gestionnaires dans tous les domaines culturels tant dans le secteur public que privé. Quant au parcours CPI, il a pour visée professionnelle les positions de concepteur de campagne de communication, de directeur de la publication de la presse institutionnelle, d’animateurs de la communication institutionnelle dans les secteurs publics, culturels et associatifs, de lobbyiste, etc.
 

Poursuite d'étude

Ce parcours de M2 en communication a vocation à permettre aux étudiants d’accéder directement au marché de l’emploi. Cependant un étudiant par promotion, à la condition d’avoir été autorisé à réaliser un mémoire plutôt qu’un stage, pourra entreprendre une thèse.

Poursuite d'étude

Les diplômés du parcours sont d’abord destiné-e-s à intégrer le marché du travail, mais l’accès au doctorat est une possibilité.

Codes Rome

  • K1404 - Mise en œuvre et pilotage de la politique des pouvoirs publics
  • K2302 - Management et inspection en environnement urbain
  • K1205 - Information et médiation sociale
  • K1802 - Développement local

Poursuite d'étude

  • Doctorat en science politique et en sociologie
  • Préparation des concours de l’enseignement secondaire (CAPES et Agrégation de sciences économiques et sociales)
  • Préparation des concours de la fonction publique M2 de spécialisation sectorielle ou professionnelle (ex. politiques urbaines ou communication publique).

Codes Rome

  • E1103 - Communication
  • K1404 - Mise en œuvre et pilotage de la politique des pouvoirs publics
  • K2108 - Enseignement supérieur

Structure et organisation pédagogiques

La mention est structurée par un parcours de M1 à vocation généraliste et de mise à niveau, doublée d’une offre pré-dessinant les parcours de M2 que les étudiants sont incités à suivre selon leur objectif professionnel. Cette offre de préspécialisation est toutefois assez souple pour autoriser des changements d’orientation à l’issue du M1. Au niveau des M2, un tronc commun réunit l’ensemble des formations de la mention (UE1 Problèmes politiques et sociaux). En outre toute une série d’enseignements sont proposés en commun : les formations méthodologiques organisées en M2 SSP sont offertes aux autres étudiants qui souhaitent approfondir ces aspects ; les enseignements de communication, de politiques culturelles et de santé, environnement et politique sont également offerts à titre d’option aux autres étudiants.

Les formations de la mention s’effectuent en présentiel. Une attention particulière est portée aux apprentissages qui privilégient la coopération en équipe, le regard réflexif sur les expériences et l’appropriation des compétences. Ainsi, dès les niveaux M1 SP, une large place est réservée aux recherches et aux apprentissages collaboratifs. Pour les parcours-types au niveau M2, l’alternance Stage/formation est maintenue, quand cela est possible, par le maintien de séminaires réflexifs sur les expériences préprofessionnelles. L’accent à tous les niveaux est mis sur la construction de projets, tant collectifs qu’individuels. C’est le cas, dans le cadre des « Travaux. Encadrés de Recherche » dans le M1 SP, dans la 4e année POSO de l’IEP, mais également dans le M1 ESS et le M2 SSP, notamment avec le stage de terrain à l’occasion duquel les étudiants contribuent à une enquête collective. Au niveau, M2 les projets individuels font l’objet d’une attention particulière, qu’il s’agisse de projets de stage ou de recherche. Cela suppose une disponibilité constante des enseignants et un suivi individualisé des étu diants. La pédagogie coopérative qui est pratiquée dans la mention va se développer avec l’utilisation plus intense d’outils numériques (mutualisation des ressources, cours ou syllabus en ligne, formation collaborative à distance).
 

Programme des enseignements

Communication publique et institutionnelle

Politique et gestion de la culture

Sciences sociales du politique

Contact

Institut d'Etudes Politiques

47 AVENUE DE LA FORET NOIRE
67082 STRASBOURG
0368858400

Jean-Philippe Heurtin